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Collagène de coquille d’oeuf Ovomet® : types, bienfaits et sécurité

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L’essentiel

  • Ce que c’est. L’Ovomet® est la membrane interne de la coquille d’œuf de poule, séparée par un procédé mécanique breveté (sans solvant) par le fabricant espagnol Eggnovo, puis réduite en poudre. Elle contient naturellement du collagène de types I, V et X, de l’élastine et de l’acide hyaluronique : 22 %, 25 % et 3 % selon Eggnovo.
  • Effets secondaires. Dans les cinq études humaines sur l’Ovomet® que Nov’Acti a pu lire en texte intégral (environ 160 participants suivis 30 à 50 jours à 300 mg par jour), aucun effet indésirable n’a été rapporté. Il n’existe pas de donnée de tolérance à long terme.
  • Ce que disent les études. Un seul essai contre placebo compare statistiquement l’Ovomet® au placebo et l’emporte : 18 participants, 30 jours, score de douleur articulaire en baisse de 51,9 % par rapport au départ (Gil-Quintana, 2018). Les autres travaux sont sans placebo ou préliminaires, sur de petits effectifs.
  • Précautions. Le produit est issu de l’œuf : avis médical indispensable en cas d’allergie à l’œuf, pendant la grossesse ou l’allaitement, ou sous traitement. Il convient aux régimes ovo-végétariens, pas aux végétaliens.

Le collagène est la protéine la plus abondante du corps humain : il représente environ 30 % de la masse totale des protéines et forme la trame de la peau, des tendons, des os et du cartilage (Ricard-Blum, Cold Spring Harbor Perspectives in Biology, 2011). Les compléments en proposent plusieurs sources : marine, bovine, porcine… et la membrane de coquille d’œuf, dont l’Ovomet® est la version brevetée la plus étudiée.

Qu’est-ce que l’Ovomet® et quels types de collagène contient-il ?

L’Ovomet® apporte principalement du collagène de types I, V et X, naturellement présents dans la membrane de coquille d’œuf, sans assemblage ni ajout. Le corps humain compte au moins 28 types de collagène, qui n’ont pas tous la même fonction (recensement de référence : Ricard-Blum, 2011).

  • Le collagène de type I est le plus abondant de l’organisme. Il constitue la trame de la peau, des os, des tendons et des ligaments, et c’est le type dominant de la membrane de coquille d’œuf ;
  • Le collagène de type V intervient dans la formation des fibres de collagène et la régulation de leur diamètre. On le trouve dans la cornée, le placenta et certaines couches de la peau ;
  • Le collagène de type X est associé à la minéralisation et à la zone de croissance du cartilage. Il est absent des collagènes marin et bovin.

Au-delà de ces trois types, l’analyse protéomique de la membrane de coquille d’œuf de poule y a identifié plusieurs autres collagènes et 472 protéines au total (Ahmed, Suso et Hincke, Journal of Proteomics, 2017).

La membrane ne contient pas que du collagène : on y trouve aussi de l’élastine, de l’acide hyaluronique, de la glucosamine et du sulfate de chondroïtine, ainsi que de la kératine et des acides aminés soufrés (cystéine, méthionine) (Cánovas et al., Nutrients, 2022). Selon Eggnovo, la poudre Ovomet® titre 22 % de collagène, 25 % d’élastine et 3 % d’acide hyaluronique ; ces teneurs varient d’un grade à l’autre de la même matière.

C’est cette matrice complète, non fragmentée par une hydrolyse, qui distingue la membrane de coquille d’œuf des collagènes extraits puis hydrolysés. Le procédé de séparation est mécanique, sans solvant chimique, et protégé par deux brevets espagnols (ES 2181580 B1 et ES 2327087 B2). L’ingrédient est non-OGM.

Y a-t-il du collagène dans l’œuf ?

Oui, mais pas là où on l’imagine : le collagène de l’œuf se trouve dans la fine membrane collée à l’intérieur de la coquille, pas dans le blanc ni dans le jaune. Les protéines du blanc sont d’une autre nature (ovalbumine, ovomucoïde…). Manger des œufs n’apporte donc pas le collagène de la membrane, qui est jetée avec la coquille.

Collagène de coquille d’œuf, marin ou bovin : quelles différences ?

Les trois sources diffèrent par leur origine, les types de collagène apportés, leur compatibilité avec un régime végétarien et l’allergène à surveiller. Aucune n’est « sans risque » pour tout le monde : chacune doit être évitée par les personnes allergiques à l’aliment dont elle provient (détail dans notre article sur les dangers du collagène marin et bovin).

Comparatif des principales sources de collagène en complément alimentaire
SourceOrigineTypes de collagèneVégétarienAllergène à surveiller
Membrane de coquille d’œuf (Ovomet®, Ovoderm®)Coquilles d’œufs de poule de la filière alimentaireI, V et XOui (ovo-végétarien), non végétalienŒuf
Collagène marinPeau et écailles de poissonINonPoisson ; parfois crustacés et mollusques selon l’étiquette
Collagène bovin ou porcinPeaux, os et cartilages d’animaux d’abattoirI et IIINonAucun des 14 allergènes réglementaires ; origine animale à vérifier selon ses convictions

Le collagène de poisson n’est pas qu’un sous-produit neutre : chez des patients japonais allergiques au poisson, 50 % présentaient des anticorps IgE dirigés contre le collagène de maquereau (Kobayashi et al., Allergy, 2016). À l’inverse, la membrane de coquille d’œuf est la seule de ces sources compatible avec un régime ovo-végétarien.

Ovomet® : quels bienfaits selon les études, et quel avis en tirer ?

Les résultats publiés sur l’Ovomet® sont encourageants mais reposent sur de petits effectifs : un seul essai contre placebo montre un écart statistique en faveur de l’ingrédient, les autres sont ouverts (sans placebo) ou qualifiés de préliminaires par leurs auteurs. Toutes ces études ont utilisé 300 mg par jour.

Études humaines publiées sur l’Ovomet® (300 mg par jour)
ÉtudeParticipantsPlaceboDuréeRésultat rapporté
Gil-Quintana et al., 201818 adultes avec douleurs articulaires (10 Ovomet®, 8 placebo)Oui, double aveugle30 joursDouleur (WOMAC) −51,9 % par rapport au départ ; écart significatif avec le placebo dès le 3e jour
Blasco et al., 201620 personnes de 73,5 ans en moyenneNon50 joursDouleur −36,3 %, raideur −58,3 %, fonction +32,3 %
Garcia-Tabar et al., 2016 (résumé de congrès)60 adultes : 15 coureurs, 15 pratiquants de CrossFit, 30 sédentairesNon30 à 50 joursAmélioration moyenne : douleur 53 %, raideur 52 %, fonction 46 %
Aguirre et al., 2017 (préliminaire)22 athlètes de CrossFitOui, double aveugle50 joursRigidité du tendon d’Achille maintenue, contre −37,5 % sous placebo ; résultats non significatifs selon les auteurs
Aguirre et al., 2017 (préliminaire)38 résidents de maison de retraite (85 ans en moyenne)Oui, double aveugle50 joursRigidité du tendon d’Achille +46,5 %, mesurée sur 5 personnes seulement

Pour lire ces chiffres correctement : dans l’essai de 2018, chaque groupe comptait une dizaine de personnes ; dans les études sans placebo, l’effet placebo n’est pas soustrait. La plupart des auteurs sont salariés d’Eggnovo, le fabricant. Deux travaux associent une équipe externe : l’Université publique de Navarre (Garcia-Tabar) et l’Instituto Quirón Dexeus, qui a réalisé les mesures d’une étude sur la peau.

L’ingrédient « membrane de coquille d’œuf », toutes marques confondues, a aussi fait l’objet d’essais randomisés contre placebo indépendants de l’Ovomet® (Ruff et al., 2009 ; Kiers et Bult, 2021 ; Cánovas et al., 2022), regroupés dans une revue systématique et méta-analyse publiée dans Nutrients en 2024. Ils documentent l’ingrédient, pas une marque en particulier.

Côté peau, c’est la même membrane, sous le nom Ovoderm®, qui a été étudiée. Dans une étude pilote de 5 semaines sur 7 personnes, l’élasticité de la peau mesurée au cutomètre a progressé de 12 % (p = 0,0136) ; l’hydratation, elle, n’a pas varié de façon significative (Aguirre et al., Journal of Dietary Supplements, 2017). Dans un essai en double aveugle contre placebo de 60 jours sur 16 volontaires en bonne santé (7 sous Ovoderm®, 9 sous placebo), la perte d’eau à travers la peau a baissé de 43,2 % dans le groupe supplémenté (Aguirre et al., Journal of Skin, 2018).

La membrane de coquille d’œuf a-t-elle des effets secondaires ?

Aucun effet indésirable n’a été rapporté dans les études humaines publiées sur l’Ovomet® : environ 160 participants suivis 30 à 50 jours. Ces études sont courtes et de petite taille, il n’existe donc pas de donnée de tolérance à long terme. Le risque principal reste l’allergie à l’œuf.

Chaque publication le mentionne explicitement : « aucun effet indésirable rapporté » chez les 60 participants de Garcia-Tabar, aucun abandon ni recours à un traitement de secours chez les 20 participants de Blasco, « aucune gêne ni réaction indésirable » dans l’essai contre placebo de 2018. Une évaluation de sécurité toxicologique a par ailleurs été publiée sur un autre produit à base de membrane de coquille d’œuf (Ruff et DeVore, Food and Chemical Toxicology, 2012).

Précautions : qui doit demander un avis avant d’en prendre ?

Trois situations demandent un avis médical avant de prendre de la membrane de coquille d’œuf : une allergie à l’œuf, la grossesse ou l’allaitement, et un traitement médical en cours.

  • Allergie à l’œuf. La membrane contient des protéines de l’œuf, dont le lysozyme et l’ovotransferrine, reconnus comme allergènes de l’œuf (Dhanapala et al., Molecular Immunology, 2015). L’œuf figure parmi les 14 allergènes à déclarer sur l’étiquette (règlement (UE) n° 1169/2011, annexe II) ;
  • Grossesse et allaitement. Aucune étude n’a porté sur ces périodes : demander l’avis de son médecin ou de sa sage-femme ;
  • Traitement en cours. En parler à son médecin ou à son pharmacien avant d’ajouter un complément alimentaire ;
  • Régime alimentaire. Compatible avec un régime ovo-végétarien, pas avec un régime végétalien ;
  • Posologie. Respecter la dose indiquée sur l’étiquette. Un complément ne remplace pas une alimentation variée et équilibrée ni un avis médical.

Peut-on faire son collagène de coquille d’œuf maison ?

On peut détacher la membrane d’une coquille, mais une préparation maison ne permet ni de connaître la quantité avalée ni d’en garantir l’hygiène. Les études citées plus haut portent sur une poudre standardisée, dosée à 300 mg par jour. Et la coquille est en contact avec l’extérieur : dans les aliments, les salmonelles sont le plus souvent détectées dans les œufs et les viandes crues de volaille et de porc (EFSA).

Où trouve-t-on l’Ovomet® chez Nov’Acti ?

Nov’Acti utilise la membrane de coquille d’œuf dans deux compléments. Le collagène de coquille d’œuf Ovomet® du complément Articulations Efficacité Renforcée est dosé à 460 mg par jour (2 gélules), associé à de la vitamine C. Le complément Beauty 9 contient 300 mg de membrane (Ovoderm®) pour 2 gélules, avec du collagène marin : il n’est donc pas végétarien, et il est déconseillé en cas d’allergie au poisson, aux crustacés ou aux mollusques.

Références scientifiques

  • 1Ricard-Blum S. Cold Spring Harbor Perspectives in Biology, 2011.NCBI
  • 2Ahmed T.A., Suso H.P., Hincke M.T. Journal of Proteomics, 2017.PubMed
  • 3Gil-Quintana E., Fenaux M., La Nuez M., Molero A., Aguirre A. Journal of Osteoporosis & Physical Activity, 2018 ; 6:211.DOI
  • 4Martínez-Íñiguez Blasco J., Aguirre A., Gil-Quintana E., Fenaux M. International Journal of Clinical Rheumatology, 2016 ; 11(5):77-81.
  • 5Garcia-Tabar I., Gil-Quintana E., Aguirre A. et al. International Journal of Sport Nutrition and Exercise Metabolism, 2016 ; 26:S1-S15 (résumé de congrès).
  • 6Aguirre A. et al. Journal of Trauma & Treatment, 2017 ; 6:371.DOI
  • 7Aguirre A., Gil-Quintana E., Fenaux M., Erdozain S., La Nuez M. Journal of Osteoporosis & Physical Activity, 2017 ; 5:198.DOI
  • 8Aguirre A. et al. Journal of Dietary Supplements, 2017 ; 14(6):706-714.PubMed
  • 9Aguirre A., Gil-Quintana E., La Nuez M. Journal of Skin, 2018 ; 2(1):11-14.pulsus.com
  • 10Ruff K.J. et al. Clinical Rheumatology, 2009.PubMed
  • 11Kiers J.L., Bult J.H.F. Journal of Medicinal Food, 2021.NCBI
  • 12Cánovas F., Abellán-Ruiz M.S., García-Muñoz A.M. et al. Nutrients, 2022.NCBI
  • 13García-Muñoz A.M. et al. Revue systématique et méta-analyse. Nutrients, 2024.NCBI
  • 14Ruff K.J., DeVore D.P. « Safety evaluation of a natural eggshell membrane-derived product ». Food and Chemical Toxicology, 2012.PubMed
  • 15Kobayashi Y. et al. « Fish collagen is an important panallergen in the Japanese population ». Allergy, 2016.PubMed
  • 16Dhanapala P. et al. « Cracking the egg: An insight into egg hypersensitivity ». Molecular Immunology, 2015.PubMed
  • 17Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, annexe II.eur-lex.europa.eu

Ces publications sont citées à titre d’information scientifique. Elles ne constituent pas une allégation de santé au sens du règlement (CE) n° 1924/2006 et ne remplacent pas l’avis d’un professionnel de santé.

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