La perte de cheveux en automne est un phénomène saisonnier et temporaire : des cheveux entrés en phase de repos pendant l’été tombent quelques semaines plus tard, à la fin de l’été et à l’automne, puis la chute revient à son niveau habituel. Une chute de ce type, dite réactionnelle, dure moins de six mois.
L’essentiel
- Combien de temps ? Il n’existe pas de durée officielle pour la chute d’automne. Une chute réactionnelle aiguë (effluvium télogène) dure par définition moins de six mois, commence deux à trois mois après son déclencheur et disparaît d’elle-même dans environ 95 % des cas (Asghar et al., Cureus, 2020).
- Pourquoi l’automne ? Chez 823 femmes venues consulter pour une chute de cheveux à Zurich, sur six ans, la proportion de cheveux en phase de repos culminait en été (Kunz et al., Dermatology, 2009). Ces cheveux tombent dans les semaines qui suivent.
- Ça repousse ? Oui : le follicule reste actif et produit un nouveau cheveu. Une chute saisonnière ne demande pas de traitement.
- Quand s’inquiéter ? Si la chute dure plus de six mois, si des zones dégarnies apparaissent ou si le cuir chevelu démange ou rougit : un dermatologue peut en chercher la cause.
- Côté nutrition, le zinc, le sélénium et la biotine sont les nutriments dont la contribution au maintien de cheveux normaux est reconnue par la réglementation européenne.
Chute de cheveux automne, chute saisonnière, chute réactionnelle, perte de cheveux en septembre : ce sont les mêmes mots pour un même phénomène, qui revient chaque année à la même période. Cet article explique pourquoi il survient, combien de temps il dure réellement, quand il justifie un avis professionnel, et quels gestes du quotidien peuvent accompagner cette période.
Pourquoi perd-on plus de cheveux en automne ?
Parce que davantage de cheveux entrent en phase de repos pendant l’été, et qu’un cheveu en repos tombe quelques semaines à quelques mois plus tard. Chez 823 femmes en bonne santé venues consulter pour une chute de cheveux à l’hôpital universitaire de Zurich, sur une période de six ans, la part de cheveux en phase de repos (télogène) était maximale en été, avec un second pic moins marqué au printemps, et minimale à la fin de l’hiver (Kunz, Seifert et Trüeb, 2009).
Chaque cheveu suit un cycle de croissance, de transition, puis de repos, au terme duquel il tombe pour laisser place à un nouveau cheveu produit par le même follicule. Les trois phases n’ont pas la même durée :
| Phase | Ce qui se passe | Durée | Part des cheveux |
|---|---|---|---|
| Anagène | Croissance | 2 à 5 ans | Environ 90 % |
| Catagène | Transition, le follicule se rétracte | 3 à 6 semaines | Faible |
| Télogène | Repos, puis chute du cheveu | 3 à 5 mois | Environ 10 % |
Ce n’est pas une anomalie : c’est un rythme qui revient chaque année, chez une grande partie des personnes, hommes comme femmes. La chute d’automne n’a pas besoin d’une cause particulière pour exister ; elle peut néanmoins être renforcée par la fatigue de fin d’été, un épisode de stress ou une alimentation moins équilibrée pendant les vacances.
Combien de temps dure une chute de cheveux d’automne ?
Aucune étude ne fixe une durée précise à la chute saisonnière. Le repère le plus solide est celui de la chute réactionnelle aiguë : elle dure par définition moins de six mois et se résorbe seule dans environ 95 % des cas (Asghar et al., 2020). Au-delà de six mois, on ne parle plus de chute saisonnière.
Le calendrier, lui, s’explique par le cycle du cheveu. Un cheveu qui entre en repos met plusieurs semaines à tomber : la même revue indique que la chute survient en général deux à trois mois après l’évènement qui l’a déclenchée, et rapporte une fréquence plus élevée de ces chutes entre juillet et octobre. C’est une chute qui a un début et une fin, contrairement à une chute qui s’installerait durablement.
Chute « saisonnière », « réactionnelle » : à quoi correspondent ces mots ?
Ces termes désignent la même famille de phénomène, avec des nuances de vocabulaire plutôt que des définitions strictement différentes.
- Chute de cheveux saisonnière : la chute liée au rythme des saisons, celle dont il est question dans cet article.
- Chute de cheveux réactionnelle (effluvium télogène en termes médicaux) : une chute déclenchée par un facteur identifiable et ponctuel, le changement de saison en étant un parmi d’autres (fatigue, stress, régime restrictif, reprise du rythme après l’été). Elle est dite aiguë quand elle dure moins de six mois.
- Perte de cheveux en septembre : simplement la façon dont beaucoup de personnes formulent la même observation au moment où elle commence à se voir.
Dans les trois cas, le point commun est le même : un phénomène qui a un début et une fin repérables, à ne pas confondre avec une chute qui progresse sans interruption sur plusieurs saisons, laquelle relève d’un tout autre suivi.
Quand s’inquiéter d’une perte de cheveux ?
Quand la chute dure plus de six mois, quand des zones dégarnies apparaissent, ou quand elle s’accompagne d’autres signes sur le cuir chevelu. La chute d’automne reste, dans son principe, un phénomène normal. Quelques repères permettent de savoir quand solliciter un avis plutôt que de patienter :
- la chute dépasse largement ce à quoi la personne est habituée, de façon nette et pas seulement ressentie ;
- des zones dégarnies ou plus clairsemées deviennent visibles, en particulier localisées ;
- le phénomène se poursuit sans ralentir une fois l’automne terminé, et au-delà de six mois ;
- il s’accompagne d’autres signes (cuir chevelu qui démange, rougeurs, changement de texture du cheveu).
Dans ces situations, un dermatologue ou un médecin reste l’interlocuteur le mieux placé : lui seul peut identifier la cause exacte et proposer un suivi adapté. Une carence sévère en protéines, en acides gras ou en zinc, ou un régime très restrictif, font partie des causes connues de chute réactionnelle (Asghar et al., 2020) : c’est au médecin de la vérifier, pas au complément de la deviner.
Existe-t-il un traitement pour faire repousser les cheveux ?
Après une chute saisonnière, les cheveux repoussent seuls : le follicule n’est pas détruit, il relance un nouveau cycle de croissance. Aucun traitement n’est nécessaire. Lorsque la chute a une autre cause, les traitements dont l’efficacité a été démontrée sont des médicaments, dont le choix revient à un médecin ou à un pharmacien ; un complément alimentaire n’est pas un traitement de la chute de cheveux.
Que faire pendant la chute de cheveux d’automne ?

Aucun geste ne fait disparaître un rythme saisonnier, mais plusieurs habitudes peuvent accompagner cette période sans risque :
- Limiter les tractions sur les cheveux : coiffures trop serrées, brossage énergique sur cheveux mouillés, extensions portées en continu.
- Prendre soin du cuir chevelu au moment du shampoing, avec un massage doux, sans frotter ni gratter.
- Surveiller son sommeil et son niveau de stress, deux paramètres qui pèsent sur l’ensemble de l’organisme, cheveux compris.
- Revenir à une alimentation équilibrée après l’été : protéines, fer, zinc et vitamines sont les apports les plus souvent cités dans une alimentation qui soutient les cheveux au quotidien.
- Envisager un apport nutritionnel ciblé en complément de l’alimentation, sur une cure de quelques semaines à quelques mois, si l’alimentation seule semble insuffisante à couvrir les besoins de la période.
Quelle vitamine pour les cheveux ?
Dans l’Union européenne, trois nutriments ont une allégation autorisée pour les cheveux : le zinc, le sélénium et la biotine (vitamine B8), qui « contribuent au maintien de cheveux normaux » (règlement (UE) n° 432/2012). Le cuivre contribue, lui, à la pigmentation normale des cheveux.
| Nutriment | Allégation autorisée | Présent dans Beauty 9 |
|---|---|---|
| Zinc | Contribue au maintien de cheveux, d’ongles et d’une peau normaux | Oui : 1,5 mg pour 2 gélules (15 % des VNR) |
| Sélénium | Contribue au maintien de cheveux et d’ongles normaux | Non |
| Biotine (vitamine B8) | Contribue au maintien de cheveux et d’une peau normaux | Non |
| Cuivre | Contribue à la pigmentation normale des cheveux | Non |
Ces allégations valent pour un apport suffisant ; elles ne font pas de ces nutriments des remèdes contre la chute. La biotine en est le meilleur exemple : très vendue pour les cheveux, elle n’a montré d’intérêt que chez des personnes présentant une carence ou une pathologie sous-jacente, et une revue de la littérature juge les preuves insuffisantes chez les personnes en bonne santé (Patel et al., Skin Appendage Disorders, 2017).
C’est dans ce cadre que se situe un complément comme Beauty 9. Il associe, pour 2 gélules par jour, l’Ovoderm® (membrane de coquille d’œuf, 300 mg), qui apporte naturellement collagène, élastine et acide hyaluronique, du collagène marin hydrolysé (200 mg), du zinc et des vitamines A et C. Pour la prise de 2 gélules, l’étiquette indique 1,5 mg de zinc, 120 µg de vitamine A et 12 mg de vitamine C, soit 15 % des Valeurs Nutritionnelles de Référence pour chacun. Le zinc contribue au maintien de cheveux et d’ongles normaux ; la vitamine A contribue au maintien d’une peau normale ; la vitamine C contribue à la formation normale de collagène pour assurer la fonction normale de la peau. Une boîte de 120 gélules couvre 60 jours. Beauty 9 est fabriqué en France.
Le zinc et les vitamines A et C sont des nutriments courants dans une alimentation équilibrée ; Beauty 9 en apporte une dose définie à chaque prise, en complément du régime alimentaire, sans s’y substituer. Les ongles suivent le même rythme lent que les cheveux : voyez aussi notre article sur les ongles qui se dédoublent et se cassent.
Précautions avant de prendre un complément pour les cheveux
Un complément ne remplace ni une alimentation variée ni un avis médical. Avant d’en prendre un, vérifiez les allergènes, votre situation (grossesse, allaitement, traitement) et, pour la biotine, prévenez le laboratoire avant une prise de sang.
- Allergies. Beauty 9 contient de la membrane de coquille d’œuf et du collagène marin : son étiquette déclare comme allergènes l’œuf, les poissons, les crustacés et les mollusques. Il ne convient pas aux végétariens ; la membrane de coquille d’œuf seule est, elle, une source de collagène compatible avec un régime végétarien ;
- Grossesse, allaitement, enfants. Beauty 9 est déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ; pendant l’allaitement, demandez l’avis de votre médecin ;
- Biotine et analyses de sang. Prise à forte dose, la biotine peut fausser certains dosages sanguins : chez 6 adultes ayant pris 10 mg par jour pendant 7 jours, 9 des 23 dosages utilisant la technologie biotine-streptavidine ont donné des résultats faussés (Li et al., JAMA, 2017) ;
- Traitement en cours. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien avant d’ajouter un complément, et respectez la dose indiquée sur l’étiquette.
Questions fréquentes sur la chute de cheveux d’automne
Est-ce normal de perdre ses cheveux en automne ?
Oui. C’est un phénomène saisonnier que beaucoup de personnes observent chaque année, lié au rythme naturel de renouvellement du cheveu et au changement de saison. Il n’est, dans son principe, ni rare ni anormal. Il ne devient un motif de consultation que s’il s’intensifie nettement, se prolonge au-delà de six mois, ou s’accompagne de zones dégarnies visibles.
Quel est le mois où on perd le plus de cheveux ?
La part de cheveux en phase de repos culmine en été ; comme ces cheveux tombent quelques semaines à trois mois plus tard, la chute est la plus visible à la fin de l’été et à l’automne. Une revue médicale rapporte d’ailleurs davantage de chutes réactionnelles entre juillet et octobre.
Quand faut-il s’inquiéter d’une perte de cheveux ?
Quand la chute dépasse nettement ce à quoi on est habitué, que des zones plus clairsemées ou dégarnies apparaissent, ou que le phénomène dure plus de six mois. Dans ces cas, un dermatologue ou un médecin est le bon interlocuteur pour identifier la cause et proposer un suivi adapté.
Combien de cheveux perd-on par jour ?
Le nombre de cheveux perdus varie d’une personne à l’autre et selon la période de l’année, avec une chute généralement plus marquée à la fin de l’été et à l’automne. Ce qui compte le plus, c’est l’écart par rapport à ce qui est habituel pour soi.
Qu’est-ce qu’une chute de cheveux réactionnelle ?
C’est une chute déclenchée par un facteur ponctuel et identifiable, comme un changement de saison, une période de fatigue ou de stress, plutôt que par un mécanisme qui s’installe dans la durée. Elle apparaît en général deux à trois mois après ce facteur et dure moins de six mois. La chute d’automne en est un exemple courant.
Références
- 1Kunz M., Seifert B., Trüeb R.M. « Seasonality of hair shedding in healthy women complaining of hair loss ». Dermatology, 2009.PubMed
- 2Asghar F., Shamim N., Farooque U. et al. « Telogen Effluvium: A Review of the Literature ». Cureus, 2020.NCBI
- 3Patel D.P., Swink S.M., Castelo-Soccio L. « A Review of the Use of Biotin for Hair Loss ». Skin Appendage Disorders, 2017.NCBI
- 4Li D. et al. « Association of Biotin Ingestion With Performance of Hormone and Nonhormone Assays in Healthy Adults ». JAMA, 2017.NCBI
- 5Règlement (UE) n° 432/2012 établissant une liste des allégations de santé autorisées.eur-lex.europa.eu
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