L’essentiel
- L’ostéoporose est une maladie diffuse du squelette : la densité des os diminue et leur micro-architecture se dégrade. L’os devient fragile et peut casser après un choc minime, l’équivalent d’une chute de sa propre hauteur en marchant (Assurance Maladie, 2024).
- En France, près de 4 millions de personnes sont atteintes, soit 5,5 % de la population, et 484 000 fractures de fragilité sont survenues en 2019. Vers 65 ans, 39 % des femmes ont une ostéoporose ; après 80 ans, 70 % (Inserm, 2023).
- Elle ne donne aucun symptôme au début. Elle se révèle souvent par une fracture du poignet, d’une vertèbre ou du col du fémur, ou par une perte de taille de 3 à 4 cm.
- Le diagnostic repose sur l’ostéodensitométrie, un examen indolore de moins de 15 minutes. Un T-score inférieur ou égal à -2,5 signe l’ostéoporose.
- La prévention passe par l’hygiène de vie : assez de calcium et de vitamine D, une activité physique en charge, pas de tabac, peu d’alcool, un poids suffisant et la prévention des chutes. Quand un traitement est nécessaire, c’est le médecin qui le prescrit.
Cette page répond aux questions les plus fréquentes sur l’ostéoporose : ce que c’est, qui elle touche, comment on la détecte, ce qui la favorise et ce qui permet d’en réduire le risque. Les chiffres et les seuils viennent de l’Assurance Maladie, de l’Inserm, de la Haute Autorité de santé (HAS) et de l’ANSES. Elle informe et ne remplace pas l’avis de votre médecin.
Comment l’os se renouvelle-t-il au cours de la vie ?
L’os est un tissu vivant qui se reconstruit en permanence. Deux types de cellules se relaient : les ostéoclastes détruisent l’os ancien (c’est la résorption), les ostéoblastes fabriquent de l’os neuf (c’est la formation). Ce cycle, appelé remodelage osseux, garde le squelette solide et répare ses micro-lésions.
La masse osseuse augmente pendant l’enfance et l’adolescence, puis atteint son maximum vers 25 ans : c’est le pic de masse osseuse. Elle reste à peu près stable jusqu’à 40-50 ans, puis diminue, chez la femme comme chez l’homme, parce que la résorption prend le pas sur la formation.
Chez la femme, la ménopause accélère cette perte. Les œstrogènes freinent la dégradation de l’os ; quand leur taux s’effondre, la perte osseuse s’accélère pendant 5 à 10 ans. Chez l’homme, la baisse est plus lente et plus tardive (Inserm).
Qu’est-ce que l’ostéoporose ?
L’ostéoporose est une maladie du squelette qui associe une baisse de la densité osseuse et une altération de la structure interne de l’os. Elle apparaît quand la résorption dépasse durablement la formation. L’os perd en résistance et le risque de fracture augmente, surtout au poignet, aux vertèbres et au col du fémur.
Les fractures qu’elle provoque sont appelées fractures de fragilité : elles surviennent après un traumatisme faible, au plus une chute de sa hauteur. Les plus fréquentes touchent le col du fémur, les vertèbres (autrefois appelées « tassements vertébraux ») et le poignet. Une fracture du crâne, de la face, des mains ou des orteils n’est jamais une fracture de fragilité : elle relève d’un traumatisme (Assurance Maladie).
Ostéoporose, ostéopénie, arthrose : quelle différence ?
L’ostéopénie désigne une densité osseuse inférieure à la normale, mais qui n’atteint pas le seuil de l’ostéoporose (voir le tableau du T-score plus bas). L’arthrose est une autre maladie : une usure puis une destruction du cartilage des articulations, surtout aux genoux, aux hanches et à la colonne. Elle est douloureuse et limite les mouvements. L’ostéoporose, elle, concerne la solidité de l’os et se complique de fractures. Les deux sont fréquentes après 50 ans.
Quels sont les symptômes de l’ostéoporose ?
Au début, aucun. L’ostéoporose est une maladie silencieuse : elle ne fait pas mal et ne se voit pas tant qu’aucun os ne s’est cassé. Elle se révèle le plus souvent par une première fracture après une chute banale, ou par une perte de taille. Les douleurs, quand elles existent, viennent des fractures.
Les signes qui doivent la faire rechercher :
- une fracture du poignet après une chute amortie avec les mains ;
- une fracture du col du fémur, le plus souvent après une chute ;
- une perte de taille de 3 à 4 cm par rapport à la taille connue auparavant, due à des fractures vertébrales passées inaperçues ;
- un dos qui se voûte peu à peu (cyphose), après plusieurs fractures vertébrales ;
- une fracture de l’épaule, du bassin ou de plusieurs côtes après un choc léger.
Les fractures vertébrales sont le plus souvent indolores : c’est pourquoi la mesure régulière de la taille compte. Après une fracture, en revanche, des douleurs peuvent persister et peser sur la qualité de vie (Inserm).
Quelles sont les causes de l’ostéoporose ?
La première cause est le vieillissement : avec l’âge, l’os se renouvelle moins bien. Chez la femme, la ménopause accélère la perte osseuse. D’autres facteurs s’y ajoutent : l’hérédité, certains médicaments, certaines maladies, un manque de calcium ou de vitamine D et les habitudes de vie. Le risque est d’autant plus élevé que ces facteurs se cumulent.
On parle d’ostéoporose secondaire quand elle est provoquée par une maladie ou un traitement : corticoïdes à dose importante pendant au moins trois mois, traitements qui bloquent les hormones sexuelles (cancer du sein, cancer de la prostate, endométriose), certains anti-ulcéreux (inhibiteurs de la pompe à protons) ou antidépresseurs (inhibiteurs de la recapture de la sérotonine), hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, polyarthrite rhumatoïde, maladies sévères de l’intestin, des reins ou du foie. Une forme rare, l’ostéoporose idiopathique juvénile, apparaît avant 50 ans, surtout pour des raisons génétiques.
| Facteur | Ce qu’il faut savoir | Peut-on agir dessus ? |
|---|---|---|
| Âge | Première cause : la perte osseuse s’accentue après 40-50 ans. | Non |
| Sexe féminin, ménopause | Ostéoporose 2 à 3 fois plus fréquente chez la femme ; risque accru si la ménopause survient avant 40 ans. | Non |
| Hérédité | Fracture du col du fémur chez le père ou la mère ; le pic de masse osseuse dépend surtout de la génétique. | Non |
| Fracture de fragilité déjà survenue | Après une fracture vertébrale, le risque d’une nouvelle fracture atteint 25 % dans l’année qui suit. | C’est le signal pour consulter |
| Corticoïdes et autres traitements | Corticoïdes pendant plus de 3 mois, hormonothérapies, certains anti-ulcéreux et antidépresseurs. | Avec le médecin, jamais d’arrêt seul |
| Maladies associées | Hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie, polyarthrite rhumatoïde, maladies sévères de l’intestin, des reins ou du foie. | Avec le médecin |
| Minceur excessive | Indice de masse corporelle (IMC) inférieur à 19. | Oui |
| Manque de calcium ou de vitamine D | Peu de soleil en hiver, mobilité réduite, alimentation pauvre en calcium ou trop riche en sel. | Oui |
| Sédentarité, immobilisation | L’os a besoin d’être sollicité pour se renouveler. | Oui |
| Tabac | Aggrave la perte osseuse. | Oui |
| Alcool | Diminue la densité osseuse et augmente le risque de chute. | Oui |
| Risque de chute | Plus de 80 ans, troubles de la vue ou de l’équilibre, médicaments qui font somnoler, logement mal adapté. | En grande partie |
Sources : Assurance Maladie, « Comprendre l’ostéoporose » (2024) ; Inserm, dossier « Ostéoporose » (2023).
Qui est concerné par l’ostéoporose ?
Surtout les femmes après la ménopause : l’ostéoporose est 2 à 3 fois plus fréquente chez elles. En France, elle touche 39 % des femmes autour de 65 ans et 70 % des femmes de 80 ans et plus. Les hommes ne sont pas épargnés : un quart des fractures de fragilité surviennent chez eux.
En 2019, le nombre de personnes atteintes en France était estimé à près de 4 millions, soit 5,5 % de la population, et 484 000 fractures de fragilité sont survenues la même année. Avec le vieillissement de la population, l’Inserm prévoit 610 000 fractures liées à l’ostéoporose en 2034.
Chez l’homme, l’ostéoporose liée à l’âge est moins fréquente et plus tardive : ses os sont plus larges et il ne connaît pas de chute hormonale brutale comparable à la ménopause. La maladie reste sous-diagnostiquée dans les deux sexes : moins de 10 % des femmes qui ont eu une fracture sévère (vertèbre, fémur, bassin) reçoivent un traitement adapté (Inserm).
Comment détecter l’ostéoporose ?
Par l’ostéodensitométrie, l’examen de référence. Elle mesure la densité minérale osseuse de la colonne lombaire et de la hanche avec une très faible dose de rayons X. L’examen est indolore, dure moins de 15 minutes et ne demande ni injection ni prise de sang. Le résultat s’exprime en T-score.
Comment se déroule une ostéodensitométrie ?
Vous vous allongez sur une table de radiologie et restez immobile pendant que l’appareil mesure la quantité de rayons X absorbée par l’os : plus l’os est dense, plus il en absorbe. La dose de rayons est très inférieure à celle d’une radiographie standard. La mesure porte sur deux sites, le bas de la colonne vertébrale et le col du fémur.
Comment lire le T-score ?
Le T-score compare votre densité osseuse à celle d’adultes jeunes en bonne santé. Plus il est négatif, plus l’os a perdu de sa densité.
| T-score | Ce qu’il signifie |
|---|---|
| Supérieur à -1 | Densité osseuse normale |
| Entre -1 et -2,5 | Ostéopénie : densité basse, sous le seuil de l’ostéoporose |
| Inférieur ou égal à -2,5 | Ostéoporose |
| Inférieur ou égal à -2,5, avec une ou plusieurs fractures | Ostéoporose sévère |
Source : Assurance Maladie, « Ostéoporose : diagnostic et évolution » (2024).
La densité ne dit pas tout. Pour décider d’un traitement, le médecin estime le risque de fracture à 10 ans, souvent avec l’outil FRAX® développé par l’OMS. Il combine la densité osseuse, l’âge, le poids, le tabac, l’alcool, les antécédents de fracture personnels et familiaux, les traitements et les maladies associées. Le risque de chute est lui aussi évalué : équilibre, autonomie.
Qui doit faire une ostéodensitométrie ?
L’examen n’est utile qu’en présence de facteurs de risque. Quel que soit l’âge, il est indiqué après une fracture survenue sans choc violent, ou en cas de maladie ou de traitement qui fragilise l’os (corticoïdes pendant plus de trois mois, hyperthyroïdie, hyperparathyroïdie). Chez la femme ménopausée, il l’est aussi en cas de fracture du col du fémur chez le père ou la mère, d’IMC inférieur à 19, de ménopause avant 40 ans ou de corticothérapie passée de plus de trois mois.
Dans ces indications, l’Assurance Maladie prend l’examen en charge à 70 %. Un second examen peut être proposé trois à cinq ans plus tard, selon l’apparition de nouveaux facteurs de risque.
Comment prévenir l’ostéoporose ?
En construisant un capital osseux solide pendant la jeunesse, puis en limitant sa perte : assez de calcium et de vitamine D, une activité physique régulière, un poids suffisant, pas de tabac et peu d’alcool. Plus le pic de masse osseuse atteint vers 25 ans est élevé, plus le risque d’ostéoporose est faible par la suite.
- Couvrir ses besoins en calcium et en vitamine D, à tout âge (détail dans la section suivante).
- Bouger tous les jours, avec des exercices où les jambes portent le poids du corps et des exercices contre résistance.
- Garder un poids suffisant : un IMC inférieur à 19 favorise l’ostéoporose.
- Arrêter de fumer : le tabac aggrave la perte osseuse. Les substituts nicotiniques prescrits sont pris en charge par l’Assurance Maladie.
- Limiter l’alcool : au plus 10 verres standard par semaine et 2 par jour, avec des jours sans alcool (repère de Santé publique France et de l’Institut national du cancer).
- Prévenir les chutes, à l’origine de la plupart des fractures.
Chez les femmes récemment ménopausées gênées par des bouffées de chaleur ou une sécheresse vaginale, le traitement hormonal de la ménopause freine aussi la perte osseuse et réduit le risque de fracture. Il comporte des effets indésirables : sa prescription et sa durée se discutent avec le médecin (Inserm).
Quelle alimentation pour garder des os solides ?
Une alimentation équilibrée qui couvre les besoins en calcium, en vitamine D et en protéines. L’ANSES fixe la référence à 950 mg de calcium par jour à partir de 25 ans (1 000 mg de 18 à 24 ans) et à 15 µg de vitamine D. Les besoins ne diminuent pas avec l’âge : il s’agit de manger mieux, pas moins.
Le calcium se trouve surtout dans les produits laitiers et les fromages (le gruyère en apporte 1 010 mg pour 100 g), dans certaines eaux minérales riches en calcium, le persil ou les moules. Les laitages allégés gardent tout leur calcium. La vitamine D est fabriquée par la peau sous l’effet des UVB du soleil ; dans l’assiette, on la trouve dans les poissons gras, l’huile de foie de morue et le jaune d’œuf (Assurance Maladie).
Les repères par tranche d’âge, les limites de sécurité et les meilleures sources alimentaires sont détaillés dans notre article sur les apports conseillés en calcium et en vitamine D selon l’âge. Parmi les sources de calcium moins connues figure la coquille d’œuf, composée presque entièrement de carbonate de calcium : voir ce que contient la poudre de coquille d’œuf et comment la préparer sans risque.
Quels aliments limiter ?
- Le sel en excès, y compris les eaux riches en sel : quand le corps élimine du sel, il élimine aussi du calcium dans les urines.
- Le café en grande quantité, pour la même raison.
- L’excès de viande : les protéines sont nécessaires, mais leur excès augmente la fuite urinaire de calcium.
- L’alcool, qui diminue la densité osseuse.
Les aliments riches en fibres (légumes secs, céréales, son) gênent l’absorption du calcium des produits laitiers quand ils sont consommés en même temps. Mieux vaut les répartir sur des repas différents plutôt que de les supprimer.
Et quand l’alimentation ne suffit pas ?
Le médecin peut corriger une carence en vitamine D ou prescrire un apport de calcium associé à de la vitamine D. Chez les adultes carencés, cet apport aide à renforcer les os, mais il ne constitue pas un traitement suffisant d’une ostéoporose avérée (Inserm). Alimentation et compléments compris, ne dépassez pas 2 500 mg de calcium et 100 µg de vitamine D par jour : ce sont les limites de sécurité de l’ANSES pour l’adulte.
Quelle activité physique pour lutter contre l’ostéoporose ?
Les exercices où les jambes portent le poids du corps (marche, escaliers, course, danse, tennis, badminton) et les exercices contre résistance (haltères, bandes élastiques) sollicitent l’os et entretiennent sa densité. Les exercices d’équilibre et de coordination réduisent en plus le risque de chute. Il faut aussi limiter le temps passé assis.
L’effet est réel mais modeste. Une synthèse Cochrane de 43 essais contrôlés, portant sur 4 320 femmes ménopausées, conclut à un effet faible mais significatif de l’exercice sur la densité osseuse. Les programmes qui combinent plusieurs types d’exercices donnent les meilleurs résultats à la colonne, le renforcement musculaire des jambes au col du fémur (Howe et al., 2011).
Chez l’enfant et l’adolescent, l’activité physique aide à constituer un capital osseux élevé. Après un diagnostic d’ostéoporose, le programme s’adapte avec le médecin ou un kinésithérapeute ; entretenir ses capacités physiques rend aussi le traitement plus efficace, rappelle l’Assurance Maladie.
Comment éviter les chutes quand on a les os fragiles ?
La plupart des fractures liées à l’ostéoporose suivent une chute. L’exercice est la mesure la mieux démontrée : dans une synthèse Cochrane de 59 essais regroupant 12 981 personnes âgées vivant à domicile, les programmes d’exercice réduisent le nombre de chutes de 23 %. Le reste passe par un logement sans obstacle et un suivi de la vue et des traitements.
Dans la même synthèse, les exercices d’équilibre et fonctionnels réduisent les chutes de 24 %, et les programmes qui combinent plusieurs types d’exercices, le plus souvent équilibre et renforcement musculaire, d’environ 34 %. Le tai-chi pourrait les réduire de 19 %, avec un niveau de preuve plus faible (Sherrington et al., 2019).
À la maison, l’Assurance Maladie conseille de :
- retirer les tapis, surtout au pied du lit, et dégager les couloirs et les passages ;
- installer des barres d’appui dans les toilettes et la salle de bains ;
- multiplier les sources d’éclairage et prévoir une veilleuse entre la chambre et les toilettes ;
- ranger à portée de main les objets courants, pour ne pas monter sur une chaise ;
- ranger les fils électriques et éviter les sièges à roulettes ;
- porter des chaussures fermées qui tiennent bien le pied et éviter les vêtements trop longs ou trop larges ;
- faire contrôler sa vue régulièrement et signaler au médecin vertiges, troubles de l’équilibre ou somnolence liée à un médicament.
Comment soigne-t-on l’ostéoporose ?
Le traitement vise à éviter les fractures. Le médecin le propose quand le risque de fracture est élevé, après avoir évalué la densité osseuse, les antécédents, l’âge, l’IMC et les traitements en cours. Il dure plusieurs années et s’accompagne toujours de mesures d’hygiène de vie : calcium, vitamine D, activité physique, arrêt du tabac, prévention des chutes.
Les plus prescrits sont les bisphosphonates, qui freinent la destruction de l’os. Selon l’Inserm, ils se prennent au moins 3 à 5 ans et peuvent diviser jusqu’à par deux le risque de fracture de la hanche ou des vertèbres. D’autres médicaments existent (raloxifène, tériparatide, romosozumab, dénosumab) ; leur choix dépend du risque de fracture, des fractures déjà survenues et de la tolérance (HAS, 2023).
Aucun aliment, remède naturel ou complément alimentaire ne remplace ce traitement quand il est indiqué. Ne l’interrompez pas sans avis médical, même si vous n’en ressentez pas d’effet : il agit sur l’os, pas sur les symptômes (Assurance Maladie).
Quand consulter ?
Parlez-en à votre médecin traitant dès qu’un facteur de risque est présent ou qu’un signe d’alerte apparaît. C’est lui qui décide si une ostéodensitométrie est utile. Une fracture survenue sans traumatisme important doit toujours faire rechercher une ostéoporose.
- une fracture après une chute de votre hauteur ou un choc léger ;
- une perte de taille de 3 cm ou plus, ou un dos qui se voûte ;
- une ménopause avant 40 ans ;
- un traitement par corticoïdes de plus de trois mois, en cours ou passé, ou une hormonothérapie de cancer ;
- une fracture du col du fémur chez votre père ou votre mère ;
- un IMC inférieur à 19 ;
- des chutes répétées, des vertiges ou des troubles de l’équilibre.
Pour préparer le rendez-vous, le GRIO (Groupe de recherche et d’information sur les ostéoporoses) propose un test d’évaluation du risque d’ostéoporose. Répondre « oui » à une question ne veut pas dire que vous avez une ostéoporose, seulement que vous avez un facteur de risque à signaler à votre médecin.
Vos autres questions sur l’ostéoporose
L’ostéoporose fait-elle mal ?
Pas en elle-même : la maladie reste silencieuse tant qu’aucun os n’est cassé. Ce sont les fractures qui font mal, avec parfois des douleurs qui persistent ensuite. Les fractures vertébrales, elles, passent souvent inaperçues et se traduisent surtout par une perte de taille.
L’ostéoporose est-elle grave ?
Sa gravité tient aux fractures. Les fractures dites sévères (fémur, humérus, vertèbres, bassin) peuvent mettre en jeu la vie des personnes les plus âgées ou fragiles (Inserm). Après une fracture du col du fémur, seule la moitié des patients de plus de 60 ans retrouvent une mobilité normale de la hanche (Assurance Maladie).
Peut-on récupérer de la densité osseuse ?
En partie. Les médicaments de l’ostéoporose renforcent la solidité de l’os et réduisent le risque de fracture. L’exercice a un effet plus modeste, mais mesurable, sur la densité osseuse des femmes ménopausées. Le calcium et la vitamine D corrigent une carence, sans constituer à eux seuls un traitement.
Existe-t-il un traitement naturel de l’ostéoporose ?
Non, pas au sens d’un remède qui remplacerait le traitement médical. L’alimentation, l’activité physique, l’arrêt du tabac et la prévention des chutes font partie de la prise en charge et sont toujours recommandés, mais quand le risque de fracture est élevé, c’est un traitement médicamenteux, décidé avec le médecin, qui est indiqué.
L’ostéodensitométrie est-elle dangereuse ?
Non. Elle utilise une quantité de rayons X très inférieure à celle d’une radiographie standard, ne demande ni injection ni prélèvement et dure moins de 15 minutes.
Un homme peut-il avoir de l’ostéoporose ?
Oui. Elle est moins fréquente et plus tardive que chez la femme, mais un quart des fractures de fragilité surviennent chez l’homme. Les mêmes facteurs de risque s’appliquent, auxquels s’ajoutent les traitements hormonaux du cancer de la prostate.
Sources
- Assurance Maladie — « Comprendre l’ostéoporose » (2024). — ameli.fr
- Assurance Maladie — « Ostéoporose : diagnostic et évolution » (2024). — ameli.fr
- Assurance Maladie — « Prévenir l’ostéoporose » (2024). — ameli.fr
- Assurance Maladie — « Le traitement de l’ostéoporose » (2025). — ameli.fr
- Assurance Maladie — « Vivre avec une ostéoporose » (2024). — ameli.fr
- Inserm — dossier « Ostéoporose » (2023). — inserm.fr
- Haute Autorité de santé — « Les médicaments de l’ostéoporose » (mise à jour 2023). — has-sante.fr
- ANSES — « Les références nutritionnelles en vitamines et minéraux ». — anses.fr
- Howe TE et al. « Exercise for preventing and treating osteoporosis in postmenopausal women ». Cochrane Database of Systematic Reviews, 2011. — PMC
- Sherrington C et al. « Exercise for preventing falls in older people living in the community ». Cochrane Database of Systematic Reviews, 2019. — PMC
- GRIO — « Évaluer son risque individuel d’ostéoporose ». — grio.org
Chiffres et seuils relus le 25 septembre 2026 sur les publications ci-dessus. Cette page informe ; elle ne remplace pas une consultation médicale.




